Archives de l’auteur : Laurence Kaufmann

Musique au Manerick

C’est l’histoire d’un réduit immonde,  un fourbi sans grâce, amoché par une paroi de plâtre qui masquait la cheminée, que l’on appelait pompeusement « le cellier ». C’était comme une verrue au Manerick (la maison de la présidente), à St Marcan. Quelques artisans qui aiment leur métier sont passés par là.

C’est devenu une salle privative de l’association J2n. On pourrait l’appeler Musique au Manerick ? ou musique au télégraphe ? Le vote est ouvert !

La rentrée (très attendue) de septembre

Nous voilà arrivés au terme d’une année scolaire qui aura été beaucoup plus administrative et bridée que musicale et enjouée. Nous allons donc terminer comme nous le pouvons : au gré des variations d’horaires de couvre-feu, des autorisations d’accès dans les salles, des possibilités de se regrouper, des disponibilités qui restent à chacun de nous.

Il reste très peu d’espoir d’organiser quelques auditions, qui seront de toutes façons très limitées en nombre de participants.

On serait tenté de dire que c’est une année perdue, mais je ne le crois absolument pas. C’est une année qui nous a tous forcés à réfléchir sur notre époque, nos modes de vie, nos écosystèmes, nos habitudes de consommation, nos choix culturels, notre avenir enfin.

Et J2n dans tout cela ?

Jamais notre association n’a été réuni autant de suffrages et suscité autant d’espoir. Oui, sauf nouvelle menace sanitaire, nous reviendrons en septembre, la demande étant déjà extrêmement forte.

Mais nous reviendrons différemment.

André Malraux avait écrit : « le 3ème millénaire sera spirituel ou ne sera pas ». Il en va de même pour les associations : elles devront retrouver leur sens originel ou disparaître.

On ne s’inscrit pas dans une association : on y adhère, on défend un projet, on participe à son fonctionnement.

On n’est pas client d’une association : on en est adhérent.

Il y a beaucoup de façons d’aider une association. Un grand nombre de nos adhérents le font spontanément, pour notre plus grand bonheur. Il s’agit maintenant de réveiller les autres !

A QUELQUE CHOSE MALHEUR EST BON

Depuis bientôt 1 an, il nous a fallu accepter l’improbable : cesser de nous croire libres d’organiser sa vie comme on veut. Accepter de ne plus pouvoir aller prendre un pot après le cinema, accepter de se justifier pour avoir le droit de sortir, accepter la buée qui couvre souvent nos lunettes, accepter d’être limité dans les horaires, accepter que peut-être on ne partira pas en vacances, même si on en a les moyens, accepter, accepter, accepter.

« A quelque chose malheur est bon » dit le proverbe. Je viens d’en avoir la preuve avec un bonheur non dissimulé : 4 nouvelles inscriptions dans notre école en l’espace de 15 jours, alors que nous ne savons même pas si la crise sanitaire nous permettra de faire cours jusqu’au vacances de février.

C’est à prendre comme un message d’espoir. La vie va reprendre le dessus. Ce qui est bouleversant, c’est que le message nous parvienne en musique.

A bien y réfléchir, c’est normal, puisqu’il est quasi certain que l’homme a chanté avant de parler.

La musique, secret de vie….

 

le plus beau des cadeaux de Noël

Je me demande souvent ce que je pourrais bien faire, seule dans mon coin, pour les jardiniers de l’âme, je veux dire les écrivains, les philosophes, les comédiens, les musiciens, les plasticiens…  ce monde artistique tellement malmené par la crise sanitaire.

Je crois que le plus beau des cadeaux de Noël que l’on puisse faire à nos proches, c’est de leur offrir une œuvre littéraire ou artistique : un film ou une pièce de théâtre en dvd, un cd ou coffret cd d’une œuvre musicale, un livre simple, un livre d’art, une sculpture, un tableau.

Quelque chose qui fasse récupérer aux artistes des droits d’auteur, d’une façon ou d’une autre. Bref, quelque chose pour les remercier de savoir s’élever au-dessus du quotidien et nous rendre le privilège qui nous a été confisqué : le droit de rêver.

A la différence de ces monceaux de joujoux relégués aux oubliettes à peine ouverts, ces cadeaux d’œuvres artistiques seront des cadeaux pour la vie.

 

On ne lâche rien

Pour la seconde fois, nos professeurs n’ont pas eu beaucoup de choix : entre un enseignement à distance pas toujours praticable, et un chômage partiel qui n’est finalement qu’un moindre mal, ils ont quand même fait un choix : celui de ne rien lâcher.

Au fur et à mesure que les autorisations nous en seront données, nous nous retrouverons. Soit au moment des auditions, soit en cours de remise à niveau.

La musique était présente à l’aube de l’humanité alors patience, elle reviendra !

 

UNE ANNÉE PARTICULIÈRE

Enfin, nous nous sommes retrouvés ! beaucoup de réinscriptions, beaucoup de nouveaux élèves. Nous nous sommes tellement manqués ! les cours par Visioconférence ou par tutoriels, c’est un énorme avantage, mais rien ne vaut l’image réelle.

Certaines disciplines sont presque complètes. D’autres pas. Attention à la guitare de groupe : on ne peut pas s’inscrire en cours d’année.

Afin de répondre à la multitude de questions que vous vous posez, nous avons organisé une permanence :

 Espace Brune Eon de Pleine-Fougères :

19, rue de Normandie – à l’intérieur de la cour – salle piano

Les lundis de périodes scolaires de 16h à 18h

Les samedis de périodes scolaires de 10h à 12h

 

CHANGEMENTS DANS LES HABITUDES

Malgré une année bien difficile à gérer, nos professeurs ont réussi à ne pas manquer un seul cours : que ce soit par visioconférence, par Messenger, par Skype, par tutoriels ou par report des cours pendant les vacances : ils ont tous rempli  intégralement leur contrat. Pourtant, le défi était de taille ! J2n est très fière de son équipe pédagogique.

Alors c’est reparti, et nous revoilà. Mais nous revoilà différemment : le coup a été rude pour notre association et nous allons être obligés de baisser notre contribution sur certains cours : ne jouons pas sur les mots, certains tarifs vont être revus à la hausse. Nous n’avons pas le choix.

Changement également dans nos habitudes : nos auditions seront plus fractionnées, plus mobiles :  nous organiserons de petites auditions ponctuelles avec des rassemblements limités aux autorisations telles qu’elles nous seront dictées tout au long de l’année scolaire.

Ce qui ne change pas en revanche, c’est la motivation des équipes pédagogique et administrative pour faire aller en avant la musique.