1. Jean-Pierre LACAILLE – 2. Oubliez le solfège avec Françoise SPATZ

Adieu à Jean-Pierre LACAILLE

J2n vient de perdre un ami. Jean-Pierre LACAILLE fait partie de ceux qui ont su  percevoir le message musical de J2n, à une époque où nous avions bien du mal à nous faire entendre. Jean-Pierre nous a guidés dans les difficultés, conseillés dans nos choix. Il a bien souvent été des nôtres lors de nos concerts et fêtes de fin d’année : beaucoup d’entre nos lecteurs le reconnaîtront au centre de cette photo. Nous saluons ici sa fidélité à ses engagements. Toujours à l’écoute, Jean-Pierre savait calmer le jeu quand il le fallait. Mais il avait également son franc parler. Et lorsqu’il haussait le ton, il ne faisait jamais mal, bien au contraire : sa franchise procédait toujours de la plus grande bienveillance.

Merci Jean-Pierre. Ce n’est qu’un au revoir.


OUBLIEZ LE SOLFÈGE AVEC FRANÇOISE SPATZ

Il y a 30 ans, alors que j’étais élève au conservatoire de Gisors, j’étais bien la seule à aimer le solfège. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir d’excellents professeurs. D’ailleurs il n’y avait pas faute du tout : c’était juste le début de la désaffection générale pour une discipline qui ne passe plus.

On a débaptisé le solfège pour l’appeler « formation musicale ». C’est à dire que l’on a déguisé le problème en solution… ce qui n’a rien réglé, bien sûr. Le problème reste donc entier pour tout enfant qui aspire à entrer dans le monde de la musique. S’il ne peut ni déchiffrer, ni rythmer, tous ses efforts resteront vains et son appel intérieur restera sans écho.

Bien sûr, nous n’aborderons pas ici la question des autodidactes, ni celle des peuples musiciens de traditions orales qui ont connu de somptueuses réussites sans la moindre notion de grammaire musicale. C’est un autre univers.

Notre méthode d’enseignement qui intègre le solfège dans la partition donne de bons résultats. Mais Françoise SPATZ (*) va venir structurer et renforcer notre effort de simplification. Par son savoir faire auprès des petits et tout petits, l’enfant fait du solfège comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. C’est à dire sans le savoir.

On n’empêche pas une source de jaillir, mais c’est juste dommage de lui compliquer la tâche.

(*) Françoise SPATZ est spécialiste de l’éveil musical en milieux enfance et petite enfance (Agrément Arts du son en écoles maternelles), formation Martenot : musique et chant. Principes fondamentaux : oreille, voix, rythmes.